Vendredi 28 août 5 28 /08 /Août 18:44

date 27/08/09

 

Les évènements récents nous ont montré, encore une fois, avec la psychose de la « crise » et les menaces de la grippe AH1N1, combien les entreprises étaient sensibles aux risques qu’elles n’ont pas pris.

 

Mondialisation, fournisseurs défaillants, clients défaillants, médiatisation, nouvelles réglementation : comment l’entreprise peut-elle gérer et supporter les coûts consécutifs imposés par ces fluctuations aléatoires ?

Ces augmentations des risques engendrent mécaniquement une augmentation du coût de transfert de ces risques aux assurances, ce qui représente encore un coût supplémentaire l’entreprise.

 

Hors les entreprises doivent transférer ces risques et ne pas les conserver.

 

Les compagnies d’assurances ont mis sur le marché autant de types de produits que de types de risques.

 

Comme les banques, les compagnies d’assurances doivent présenter des garanties légales par rapport aux risques qu’elles couvrent.

 

Ces garanties légales doivent suivre des ratios qui ont été établis en commun au niveau européen, voir au niveau mondial pour certains. Il s’agit des ratios appelés « SOLVENCY 1 ».

 

A ce titre les compagnies d’assurances doivent publier tous les 6 mois leur ratio de  solvabilité.

 

Constituent ce ratio de solvabilité les provisions pour faire face aux engagements en assurances dommages par rapport à leurs fonds propres (sommes des capitaux propres + dettes subordonnées + estimation des profits).

 

Les profits des placements ne sont pas évalués selon leurs valeurs immédiates mais selon une valeur long terme basée sur des modèles mathématiques (qui ont démontrés combien ils étaient dangereux). Ces valeurs  au 31/12/09 ne sont représentatives d’aucune réalité.

 

De plus, les compagnies d’assurances subissent aujourd’hui des taux d’intérêts bas  en ayant promis à leurs clients des taux d’intérêts élevés.

 

Enfin les réserves légales constituées jusqu’en 2007/2008 ont été placées :

 

-          soit dans des CDS « Crédit Default Swaps » qui sont très risqués car mutualisés dans des « Hedge Funds »,

-          soit dans des placements d’obligations de banques, banques fragilisées en 2009.

 

Le ratio de solvabilité des compagnies d’assurances est devenu opaque et ingérable.

 

 

Une catastrophe naturelle d’importance ou la défaillance de quelques banques entraînerait la faillite de certaines compagnies d’assurances.

 

Ce type de défaillances aurait plus de conséquences négatives pour l’industrie que la fragilisation des banques :

  1. les entrepreneurs ne trouveraient plus d’assureurs pour transférer les risques
  2. les entreprises perdraient une source de financement aussi importante que le financement par les banques

Cette réalité est masquée par l’application des règles comptables types « IFRS » et par la carence de l’ IAIS  (International Association of Insurance Supervisors, gendarme des compagnies d’assurances) qui est dans l’incapacité de publier quelque chiffre que ce soit sur le sujet en 2009.

 

Les secteurs les plus exposés en 2010 sont donc :

   Les compagnies d’assurances.
   Les banques.
   Le bâtiment.

  

Par Biznessrisk
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