Cabinet ROUX RHÔNE ALPES

Publié le par Biznessrisk

Les cabinets d'experts d'assurés n'ont pas voulu sortir de L'UPEIMEC, syndicat considéré par BRUXELLE comme gérant une "entente" entre assureurs et cabinets d'experts d'assurés. En effet ce sont les assureurs qui paient les honoraires des experts d'assurés suivant un "barème" pseudo-officiel. A la base le principe de ce "barème" était fondé sur le respect du contradictoire face à l'expert de la compagnie d'assurance. Ce processus a été cantonné au dommage et n'a jamais été accepté en responsabilité civile (pourtant assuré). Beaucoup trop d'argent a été longtemps en jeu, avec une prédominance sur le marché de deux majors : GALTIER et ROUX.

Le cabinet ROUX avait filialisé les régions dont Rhône Alpes, suite à la faillite du système centrale. Cette filiale a été déficitaire de 1990 à 1996. Elle a été redressée de 1996 à 2002, pour redevenir lourdement déficitaire de 2002 à 2012 du fait de la reprise de l'actionnariat par ceux qui l'avait rendu déficitaire jusqu'en 1996. Les mêmes causent produisant toujours les mêmes effets, la liquidation judiciaire du cabinet a été prononcée le 15.06.2012

 

. Les déficits à venir des cabinets d'experts d'assurés tiennent à plusieurs facteurs. 

  • Ventes à perte d'expertises préalables d'inventaires d'actifs pour avoir une (fausse) garantie d'avoir le sinistre si l'actif brule.
  • Les barèmes sont désormais fixés unilatéralement par les assureurs, et sont passés de proportionnels en fixes (5%).
  • Ces 5% sont passés d'une assiette de calcul du montant des dommages arrêtés aux montants des indemnités versées, donc diminués des franchises et de la soustractions des vétustés et de l'application de la règle proportionnelle des capitaux.
  • Les mutuelles ont ramené ce barème à 0%.
  • L'essor de la téléphonie mobile et de la localisation des appels, interdit désormais d'avoir connaissance des incendies par les CODIS des pompiers, qui étaient auparavant payés pour informer par téléphone le cabinet d'experts d'assurés le plus proche (et le plus généreux).
  • Le courtage, qui prélevait 10% sur les honoraires d'experts d'assurés après sinistre, ne pouvant plus effectuer ce prélèvement à cause de trop nombreux impayés des experts d'assurés eux-mêmes, ont cessés d'alimenter en expertises préalables (avant sinistre) les dits experts d'assurés.

La filiale ROUX en région Rhône Alpes a pourtant performée de 1996 à 2002, pourquoi ?

Tout simplement en changeant de modèle économique :

  • Création de récurent en expertise de responsabilité civile, avec ou sans abonnement.
  • En donnant à l'expertise préalable un contenu stratégique de risk management et non plus de simple inventaire d'actifs.
  • En posant le vrai problème des valeurs des actifs plutôt que se cantonner à des valeurs d'achat avec vétusté.
  • En complétant l'expertise préalable par le risque produit.
  • En complétant le calcul de perte d'exploitation par un calcul de perte de marché sur les risques produit, 
  • etc

EN FAIT EN NE SE BASANT PLUS SUR UNE C.A ALEATOIRE (le sinistre) MAIS SUR UN C.A PROBABLE (le récurent). Reste alors la compétence, l'éthique et l'intégrité. En 2002 les vieux démons de la concussion avec les CODIS et la prévarication avec les courtiers sont revenus en force dans un marché s'appauvrissant et où ils étaient repérables.

 

En 2000 d’autres voies ont été ouvertes par d’autres cabinets.

Il faut espérer qu’il y aura un jour un ordre et un conseil de l’ordre des experts d’assurés, et un contradictoire en dommage et en responsabilité avec une rémunération par l’entreprise au temps passé (comme un expert-comptable ou un avocat).

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